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Élections du CSE : On ne badine pas avec le Protocole d’Accord Préélectoral !

Le protocole d’accord préélectoral (PAP) s’impose à toutes les parties, son calendrier électoral ne peut ainsi être modifié unilatéralement même pour corriger une erreur, sous peine d’annulation du scrutin. En vue des élections du CSE, un employeur conclut avec une organisation syndicale un protocole d’accord préélectoral fixant les dates des deux tours. Estimant avoir commis une erreur dans le calendrier, l’employeur propose de renégocier les dates, proposition refusée par le syndicat. En dépit de ce refus, l’employeur reporte unilatéralement les élections. Le calendrier fixé par le protocole d’accord constitue une modalité d’organisation des élections qui ne peut être modifiée sans l’accord des signataires, et ce, y compris si ce report n’a aucune incidence sur le résultat des élections ou sur le bon déroulement du scrutin. Une telle irrégularité entraîne, à elle seule, l’annulation des élections, sans qu’il soit nécessaire de démontrer une incidence sur le résultat du scrutin. 8 juillet 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 25-60.101 Source infodoc-experts.com

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Encadrement du vote électronique : les nouvelles recommandations de la CNIL

Créé en 2017, le CSE entre dans son troisième cycle électoral. Avec l’essor du vote électronique, la nouvelle recommandation de la CNIL mérite une attention particulière. La recommandation vise à renforcer la sécurité, la transparence et la conformité au droit électoral et au RGPD, en fonction du niveau de risque des scrutins. L’approche repose sur 3 niveaux de risque (faible, intermédiaire, élevé), déterminés selon une grille d’analyse. Plus le risque est élevé, plus les exigences de sécurité sont strictes, et la CNIL peut déconseiller le recours au vote électronique en cas de menaces importantes (cyberattaques, ingérences). Les organisateurs doivent pouvoir justifier leur analyse et réaliser, si nécessaire, une analyse d’impact RGPD. La CNIL fixe des objectifs de sécurité minimaux, laissant aux organisateurs le choix des moyens techniques, à condition de les documenter. Elle insiste sur la nécessité d’une information claire des électeurs, d’une accessibilité renforcée (handicap, fracture numérique) et de solutions alternatives si besoin. Avant tout déploiement, une expertise indépendante obligatoire ou fortement recommandée selon le risque doit être réalisée par des spécialistes de la cybersécurité des systèmes de vote.Pendant le scrutin, le système doit garantir : Après le vote, le système doit permettre de prouver la sécurité et l’intégrité du scrutin (scellement, anonymat, urne authentique, absence de dépouillement partiel, vérifiabilité du résultat). Enfin, toutes les données électorales doivent être conservées sous scellés jusqu’à la fin des éventuels recours, puis détruites en l’absence de contentieux. Les moyens de déchiffrement doivent idéalement être supprimés ou confiés à un tiers de confiance indépendant, et les prestataires doivent assurer un transfert sécurisé des données. https://www.cnil.fr/fr/recommandation-vote-electronique Source infodoc-experts.com

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Organiser ou se présenter au CSE : il faut choisir !

L’employeur peut-il confier la gestion complète des élections à un salarié… tout en le laissant se présenter au scrutin ? Lorsqu’un salarié reçoit une délégation écrite lui donnant les pleins pouvoirs pour organiser les élections CSE, il ne peut pas être candidat. Dans cette affaire, la candidate reçoit une délégation de l’employeur lui permettant de signer le protocole préélectoral au nom de l’employeur, de conduire les opérations électorales, de proclamer les résultats et de représenter l’entreprise en justice en cas de contentieux. Elle assume même le risque pénal lié aux élections. Ces éléments suffisent à l’assimiler au chef d’entreprise pour ce scrutin, la rendant ainsi inéligible. 13 mai 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 25-11.248 Source infodoc-experts.com

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Élections du CSE : gare à la neutralité de l’employeur !

Permettre à un seul syndicat de tenir des stands dans l’entreprise pendant le temps de travail des salariés peut-il remettre en cause la validité des élections professionnelles ? L’employeur ne respecte pas son obligation de neutralité lorsque, pendant la campagne électorale, 1 seul syndicat bénéficie d’avantages qui ne sont prévus ni par les règles applicables à la propagande syndicale ni par le protocole préélectoral. Dans cette affaire, lors des élections du CSE, seul le syndicat UNSA bénéficie de stands et d’une salle pour sa propagande pendant le temps de travail, conduisant 2 syndicats à demander l’annulation du scrutin pour manquement à la neutralité. L’employeur considère n’avoir fait que répondre aux demandes de chacun et que tous pouvaient organiser leurs propres actions.Pour les juges, peu importe que les autres syndicats aient utilisé d’autres moyens de communication ou qu’ils n’aient pas formulé de demandes similaires, les élections doivent être annulées, l’employeur n’ayant pas été en mesure de prouver que les autres syndicats bénéficiaient des mêmes possibilités.Cette différence de traitement suffit à remettre en cause la régularité des élections. 21 janvier 2026 -Cour de cassation -Pourvoi n° 24-16.854 Source infodoc-experts.com

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