Élections du CSE : On ne badine pas avec le Protocole d’Accord Préélectoral !
Le protocole d’accord préélectoral (PAP) s’impose à toutes les parties, son calendrier électoral ne peut ainsi être modifié unilatéralement même pour corriger une erreur, sous peine d’annulation du scrutin. En vue des élections du CSE, un employeur conclut avec une organisation syndicale un protocole d’accord préélectoral fixant les dates des deux tours. Estimant avoir commis une erreur dans le calendrier, l’employeur propose de renégocier les dates, proposition refusée par le syndicat. En dépit de ce refus, l’employeur reporte unilatéralement les élections. Le calendrier fixé par le protocole d’accord constitue une modalité d’organisation des élections qui ne peut être modifiée sans l’accord des signataires, et ce, y compris si ce report n’a aucune incidence sur le résultat des élections ou sur le bon déroulement du scrutin. Une telle irrégularité entraîne, à elle seule, l’annulation des élections, sans qu’il soit nécessaire de démontrer une incidence sur le résultat du scrutin. 8 juillet 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 25-60.101 Source infodoc-experts.com