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Actualités

Actualités, Elections

Encadrement du vote électronique : les nouvelles recommandations de la CNIL

Créé en 2017, le CSE entre dans son troisième cycle électoral. Avec l’essor du vote électronique, la nouvelle recommandation de la CNIL mérite une attention particulière. La recommandation vise à renforcer la sécurité, la transparence et la conformité au droit électoral et au RGPD, en fonction du niveau de risque des scrutins. L’approche repose sur 3 niveaux de risque (faible, intermédiaire, élevé), déterminés selon une grille d’analyse. Plus le risque est élevé, plus les exigences de sécurité sont strictes, et la CNIL peut déconseiller le recours au vote électronique en cas de menaces importantes (cyberattaques, ingérences). Les organisateurs doivent pouvoir justifier leur analyse et réaliser, si nécessaire, une analyse d’impact RGPD. La CNIL fixe des objectifs de sécurité minimaux, laissant aux organisateurs le choix des moyens techniques, à condition de les documenter. Elle insiste sur la nécessité d’une information claire des électeurs, d’une accessibilité renforcée (handicap, fracture numérique) et de solutions alternatives si besoin. Avant tout déploiement, une expertise indépendante obligatoire ou fortement recommandée selon le risque doit être réalisée par des spécialistes de la cybersécurité des systèmes de vote.Pendant le scrutin, le système doit garantir : Après le vote, le système doit permettre de prouver la sécurité et l’intégrité du scrutin (scellement, anonymat, urne authentique, absence de dépouillement partiel, vérifiabilité du résultat). Enfin, toutes les données électorales doivent être conservées sous scellés jusqu’à la fin des éventuels recours, puis détruites en l’absence de contentieux. Les moyens de déchiffrement doivent idéalement être supprimés ou confiés à un tiers de confiance indépendant, et les prestataires doivent assurer un transfert sécurisé des données. https://www.cnil.fr/fr/recommandation-vote-electronique Source infodoc-experts.com

Actualités, CSSCT

Le comité social et économique (CSE) peut-il procéder au remplacement des membres d’une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ?

La question s’est posée à l’occasion du changement d’affiliation syndicale de certains membres du CSE et de leur volonté de désigner de nouveaux membres au sein des CSSCT. Sauf dans les cas légaux, et sans qu’un accord d’entreprise puisse y déroger (disposition d’ordre public), le CSE ne peut procéder au remplacement des membres d’une CSSCT initialement désignés avant le terme du mandat des membres élus du CSE. Rappelons, à cet effet, que les fonctions des membres du CSE peuvent prendre fin de manière anticipée par le décès, la démission, la rupture du contrat de travail, ou la perte des conditions requises pour être éligible. 28 mai 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 24-22.914 Source infodoc-experts.com

Actualités, Heures de délégation

Heures de délégation des élus du CSE d’établissement dans une entreprise de plus de 50 salariés

Quel effectif doit-il être pris en compte pour déterminer le nombre d’heures de délégation en présence de plusieurs établissements distincts ? Dans une entreprise de plus de 50 salariés, divisée en établissements distincts, le nombre d’heures de délégation des membres du comité social et économique d’établissement s’apprécie en fonction de l’effectif de l’établissement. Ainsi, à défaut de stipulations contraires dans le protocole d’accord préélectoral, pour déterminer le temps mensuel nécessaire à l’exercice des fonctions des élus du CSE, l’effectif doit être apprécié dans le cadre de chaque établissement distinct et non pas celui de l’entreprise. 28 mai 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 24-17.361 Source infodoc-experts.com

Actualités, Informations aux élus

Vente de PME : le dispositif d’information des salariés est recentré et allégé

Afin de faciliter les transmissions d’entreprises, la loi de simplification de la vie économique réforme le dispositif d’information des salariés en cas de vente d’un fonds de commerce ou d’une participation majoritaire dans le capital d’une société. Elle réduit son champ d’application et allège plusieurs contraintes pesant sur les entreprises concernées. La loi instaure de nouvelles dispositions en matière d’information des salariés en cas de projet de vente soit du fonds de commerce ou d’une participation représentant plus de 50 % des parts d’une SARL ou encore d’actions ou de valeurs mobilières donnant accès à la majorité du capital d’une société par actions. Ces mesures s’appliquent aux ventes conclues au moins deux mois après la promulgation de la loi de simplification de la vie économique, soit à compter du 26 juillet 2026. LOI n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique Source infodoc-experts.com

Actualités, Elections

Organiser ou se présenter au CSE : il faut choisir !

L’employeur peut-il confier la gestion complète des élections à un salarié… tout en le laissant se présenter au scrutin ? Lorsqu’un salarié reçoit une délégation écrite lui donnant les pleins pouvoirs pour organiser les élections CSE, il ne peut pas être candidat. Dans cette affaire, la candidate reçoit une délégation de l’employeur lui permettant de signer le protocole préélectoral au nom de l’employeur, de conduire les opérations électorales, de proclamer les résultats et de représenter l’entreprise en justice en cas de contentieux. Elle assume même le risque pénal lié aux élections. Ces éléments suffisent à l’assimiler au chef d’entreprise pour ce scrutin, la rendant ainsi inéligible. 13 mai 2026 – Cour de cassation – Pourvoi n° 25-11.248 Source infodoc-experts.com

Actualités, Elections

Élections du CSE : gare à la neutralité de l’employeur !

Permettre à un seul syndicat de tenir des stands dans l’entreprise pendant le temps de travail des salariés peut-il remettre en cause la validité des élections professionnelles ? L’employeur ne respecte pas son obligation de neutralité lorsque, pendant la campagne électorale, 1 seul syndicat bénéficie d’avantages qui ne sont prévus ni par les règles applicables à la propagande syndicale ni par le protocole préélectoral. Dans cette affaire, lors des élections du CSE, seul le syndicat UNSA bénéficie de stands et d’une salle pour sa propagande pendant le temps de travail, conduisant 2 syndicats à demander l’annulation du scrutin pour manquement à la neutralité. L’employeur considère n’avoir fait que répondre aux demandes de chacun et que tous pouvaient organiser leurs propres actions.Pour les juges, peu importe que les autres syndicats aient utilisé d’autres moyens de communication ou qu’ils n’aient pas formulé de demandes similaires, les élections doivent être annulées, l’employeur n’ayant pas été en mesure de prouver que les autres syndicats bénéficiaient des mêmes possibilités.Cette différence de traitement suffit à remettre en cause la régularité des élections. 21 janvier 2026 -Cour de cassation -Pourvoi n° 24-16.854 Source infodoc-experts.com

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